Sœurs de la doctrine chrétienne
Les Sœurs de la doctrine chrétienne sont une congrégation religieuse féminine enseignante de droit pontifical.
Sœurs de la doctrine chrétienne | |
Ordre de droit pontifical | |
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Approbation pontificale | 14 juillet 1886 par Léon XIII |
Institut | congrégation religieuse |
Type | apostolique |
Spiritualité | ignacienne |
But | enseignement |
Structure et histoire | |
Fondation | 1718 Toul |
Fondateur | Jean-Baptiste Vatelot |
Abréviation | D.C. |
Autres noms | Vatelottes |
Site web | site officiel |
Liste des ordres religieux | |
Historique
modifierEn 1718, l'abbé Jean-Baptiste Vatelot (1688-1748), ouvre avec ses trois sœurs une école pour filles dans sa maison familiale à Bruley, près de Toul. D'autres femmes les rejoignent bientôt et commencent la direction des écoles rurales du diocèse. L'évêque de Toul, Henri-Pons de Thiard de Bissy ordonne à Vatelot d'établir un règlement. Selon les statuts établis par le prêtre, les enseignantes ne sont pas liées par des vœux, ni astreintes à la clôture religieuse, mais envoyées deux par deux dans des écoles paroissiales.
Le roi de France Louis XV approuve l'association en 1752 en tant que compagnie des Sœurs de la doctrine chrétienne. La congrégation est dissoute par la Révolution, puis approuvée par Napoléon le 28 prairial an IX () ; aussi elles reprennent l'habit religieux en 1804 et se regroupent dans l'ancien couvent des capucins de Nancy. En 1821, Pauline de Faillonnet est élue supérieure générale, elle fait construire un nouveau noviciat et une nouvelle chapelle et envoie des religieuses au Luxembourg, en Belgique - notamment à Beauraing - et en Algérie. Elle écrit des circulaires et divers ouvrages qui donnent de l'élan à l'institut, aidée par le Père Mougenot. Elle est considérée comme la seconde fondatrice des Sœurs de la doctrine chrétienne.
En France, toutes les écoles, ouvroirs, écoles ménagères, se trouvent dans les départements de l'Est, des Ardennes à la Lorraine, en passant par l'Alsace et les Vosges. Elles ont quelques implantations en Champagne et peu ailleurs[1]. Elle obtiennent le décret de louange le . À la suite des lois anticongrégationistes, elles sont expulsées de France et s'installent en Italie. L'institut est définitivement approuvés par le Saint-Siège le . Les Sœurs du Saint-Cœur de Beaune fusionnent avec elles en 1946.
Fusion
modifier- 2000 : Les Sœurs de la Foi fondées à Nancy en 1855 par l'abbé Firmin Harmand (1811-1873) sous le nom de Sœurs des apprenties puis Sœurs des enfants abandonnées, dans le but de prendre soin des orphelines. La maison-mère et l'orphelinat de Nancy déménagent à Haroué pour devenir un orphelinat agricole. C'est ensuite l'abbé Léon Harmand (1841-1914), neveu du fondateur, qui gère l'œuvre[3]. La congrégation fusionne en 2000 avec la doctrine chrétienne de Nancy[4].
Missionnaires assassinées
modifierEn 1964, au Congo-Kinshasa[5] :
- Nelly Bach, Luxembourgeoise
- Julia Bauer, Luxembourgeoise
- Hilda Berens, Luxembourgeoise
- Hélène Henry, Française
- Élisabeth Huberty, Belge
- Marie Kaufman, Luxembourgeoise
- Madeleine Marion, Française
Activités et diffusion
modifierLes Sœurs de la doctrine chrétienne se consacrent principalement à l'enseignement.
Elles sont présentes en :
- Europe : France, Belgique, Luxembourg, Italie.
- Afrique : Algérie, Côte d'Ivoire, République démocratique du Congo.
- Asie : Corée du Sud, Cambodge.
- Amérique : Chili.
En 2017, la congrégation comptait 399 sœurs dans 89 maisons[6].
Œuvres
modifierLeur numérisation est disponible sur base de documents intégralement numérisés (authentification requise) :
- Méthode familière pour les petites écoles, 1749 [1ère éd. 1739]
- Traité de la prononciation et de l’orthographe de la langue française, Tiré des meilleurs Auteurs, 1749 [1ère éd. 1739]
- Règlement pour les Sœurs de la Doctrine Chrétienne, dites Watelottes 1808 [1ère éd. 1750]
- Méditations chrétiennes à l’usage des Sœurs maîtresses d’école du diocèse de Toul ; Imprimées par ordre de Monseigneur, 1772.
- Méthode dédiée aux Sœurs de la Doctrine chrétienne, divisée en trois parties, contenant : Les vertus, les principaux devoirs des Sœurs institutrices et les moyens qu’elles doivent prendre pour bien instruire ; les exercices qui se font dans les écoles, et la manière de les bien faire ; enfin, les moyens d’établir et de maintenir l’ordre dans les écoles, Nancy, chez Haener, 1828
- Constitutions et directoire spirituel des Sœurs de la Doctrine Chrétienne suivis des principales vertus qu’elles doivent spécialement pratiquer, Nancy, Maison-Mère de la Doctrine chrétienne, 1844
- Entretiens familiers des Sœurs de la Doctrine chrétienne, 1849
- Sœur Joséphine Cloutier, Méditations sur la vie et les mystères de Notre Seigneur Jésus-Christ, 5 tomes, 1859-1860 [1ère éd. : ?] (D’autres éditions paraîtront encore en 1895 et en 1928.)
Source
modifierNotes et références
modifier- Vie de la révérende mère Pauline de Faillonnet : , supérieure générale des Sœurs de la doctrine-chrétienne de Nancy, t. I, Jacques Lecoffre, Périsse frères, , 391 p. (lire en ligne), p. 117 à 119 pour la fondation
- Charles Molette, Guide des sources de l'histoire des congrégations féminines françaises de vie active, Éd. de Paris, , 477 p., p. 163-164
- Eugène Martin, La Mère Clara de Gondrecourt et la congrégation du Saint-Cœur de Marie de Nancy, Nancy, René Vagner, (lire en ligne), p. 177
- « Décret du 29 juin 2000 portant approbation de la fusion de deux congrégations », sur https://www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- Photographie de leur sépulture à Kisangani (ex Stanleyville)
- (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, (ISBN 978-88-209-9975-9), p. 1518
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Margot Kaspar (Sœur Joël) D.C, Safari de femmes qui osent, récits de sa vie de mission en République démocratique du Congo (1971-2010)
- Jacques Bombardier et Anne-Marie Lepage: Histoire de la Doctrine Chrétienne de Nancy, (5 vol.)