Montsalvage ou Montsalvat est un château de la légende arthurienne, qui, comme Corbenic, renferme le « Palais aventureux », où se trouve le Graal.

Histoire

modifier

C'est dans l'œuvre du poète épique bavarois Wolfram von Eschenbach, Parzival, composée entre 1195 et 1215 d'après le Perceval de Chrétien de Troyes, qu'est fait mention pour la première fois du château de Montsalvage.

Ce qui distingue le poème épique de von Eschenbach et le drame de Wagner, c'est le fait que le Saint-Graal en constitue le point central.

Origine française du texte

modifier

Les premiers poèmes connus qui ont trait à la légende de Parsifal et du Saint-Graal sont de langue française[1].

Ainsi, le parsifal de Chrétien de Troyes, dont s'est inspiré von Eschenbach, avait laissé le domaine du Graal, inaccessible et intemporel.

Bâtie par le roi Titurel (qui fait également l'objet d'un autre poème de Wolfram), chef des Templeisen et fondateur de la dynastie du Graal, la forteresse de Montsalvage est située sur une haute colline de la Terre de Salväsch (ou Sauveterre) et entourée d'une muraille. À son pied se trouve un lac.

L'ermite Trevrizent en parle en ces termes :

« Es wohnt manch wehrliche Hand
Zu Monsalväsche bei dem Gral
Auch pflegen über Berg und Tal
Dieselben Templeisen
Auf Abenteuer zu reisen[2]. »

— Parzival, extrait du livre IX « Trevezent »

Liens entre Montségur et Montsalvat

modifier

Selon Jean-Michel Angebert : La question s'est posée sur le fait de savoir si Montségur était ou non le Montsalvat ou Mont du Salut des légendes arthuriennes, qui abrita le Saint-Graal[3].

Le fait est que Oto Rahn avait reçu pour mission d’Alfred Rosenberg, auteur du fameux Mythe du xx* siècle, de vérifier l'exactitude de cette hypothèse.

Œuvres se référant à Montsalvage

modifier

Notes et références

modifier
  1. Houston Chamberlain, Le drame wagnérien, Paris, Librairie Fischbacher, , 296 p., p. 241
  2. « De vaillants chevaliers ont leur demeure à Montsalvage où l’on garde le Graal. Ce sont les Templiers, ils vont chevauchant au loin en quête d’aventure. »
  3. Jean-Michel Angebert, Hitler et la tradition cathare, Robert Laffont, , 346 p., p. 30

Lien interne

modifier