Marthe Figus
Marthe Figus, née le à Paris et morte le dans la même ville, est une chanteuse de music-hall et d'opérette, et une compositrice de chansons française.
Naissance | |
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Décès |
(à 83 ans) 14e arrondissement de Paris |
Sépulture | |
Nom de naissance |
Marthe Louise Figus |
Activité | |
Conjoint |
Biographie
modifierJeunesse et famille
modifierMarthe Louise Figus naît à Paris en , fille de Jean Figus et Émilie Gagey, journalière, son épouse[1].
Son père est longtemps artiste au théâtre Sarah Bernardt[2], son frère, Jacques Figus, artiste de music-hall, et la fille de celui-ci, Jacqueline Figus, danseuse dans les années 1940[3].
Au tout début des années 1930 et jusqu'à sa mort, Marthe Figus demeure 1, rue Huysmans[4],[5],[6]. Elle y vit avec André Jomain, dit André de Jarcy[7], industriel et parolier, jusqu'au décès de ce dernier, en 1955[8],[9].
Parcours
modifierLingère dans les années 1900[10], Marthe Figus débute sur scène en au théâtre Femina, en remplaçant avec succès une chanteuse de la revue Bigre ! de Rip et Jacques Bousquet[11],[12].
En 1915, elle remporte un autre succès dans la revue Taisez-vous ! Méfiez-vous ! de Michel Carré à La Scala, pour un rôle de commère[13],[14]. À la même époque, elle co-signe avec le musicien Georges Hamel[Note 1] la musique de plusieurs chansons d'opérette[16]. La plupart des paroles sont signées André de Jarcy, pseudonyme d'André Jomain[7]. Marthe Figus pratique par ailleurs la conduite automobile, fait rare pour les femmes de son époque[17], et sa célébrité et son physique l'amènent à poser dans des tenues de stylistes en vogue : robes de Nicole Groult[18], manteau d'Amy Linker[19], fourrures signées H. Valenciennes[20].
En 1921, dans Chanson d'amour, opérette d'Hugues Delorme et Henri Abric à la Comédie-Marigny, Marthe Figus crée le rôle de Carlina, une prestation saluée par la critique[21]. Ce rôle de cantatrice italienne délurée marque le point d'orgue de sa carrière[22]. Après un passage au Concert Mayol dans la revue Paris-Scandales[23], elle est engagée aux Folies Bergère en 1923[24]. Sa carrière sur scène semble prendre fin dans le courant des années 1920.
En 1933, Marthe Figus est impliquée dans un accident de la route à Viry-Châtillon, blessant grièvement un cycliste tandis qu'elle conduit la voiture d'André Jomain[5].
Marthe Figus meurt en 1971 à Paris, 6 passage d'Enfer[6]. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse, aux côtés d'André Jomain[25].
Spectacles
modifier(liste non exhaustive)
- 1910 : Bigre !, revue de Rip et Jacques Bousquet, théâtre Femina[11],[12]
- 1915 : Taisez-vous ! Méfiez-vous !, revue de Michel Carré, La Scala : une commère
- 1917 : T'as des visions, revue d'Henry Moreau et Quinel, La Cigale : une commère
- 1918 : T'en as du tabac ?, revue d'Émile Codey et Adolphe Couturet, théâtre de la Gaîté-Rochechouart[26]
- 1918 : Ah ! Celle-ci !, revue d'Henry Moreau et Vincent Velly, théâtre de la Gaîté-Rochechouart[26]
- 1921 : Chanson d'amour, opérette en 3 actes d'Hugues Delorme et Henri Abric, musique de Franz Schubert, adaptée par Henri Berté, Comédie-Marigny : Carlina
- 1922 : Paris-Scandales, revue, Concert Mayol
- 1923 : En pleine folie, revue de Lemarchand, Folies Bergère[24]
Œuvres musicales
modifier(partitions en partie disponibles sur Gallica[27])
- Sérénade de Mimi !, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy, 1915
- Femina-printemps, chanson-marche, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy, 1915
- Pour tes yeux jolis, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy, 1915
- Pour un regard de toi, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy, 1915
- C'était une orpheline, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy, 1915
- La Barque d'amour, mélodie, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles de Philippe Febvre, 1915
- Yola ! Chanson japonaise, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy et Philippe Febvre, 1915
- Ah ! Petit serpent ! Chansonnette grivoise, paroles de H. Tinant et André de Jarcy, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, 1916
- Déclin d'amour ! Romance, paroles de H. Tinant et André de Jarcy, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, 1916
- Louloute d'amour, musique de Marthe Figus et Georges Hamel, paroles d'André de Jarcy et Philippe Febvre, 1915
Notes et références
modifierNotes
modifier- Georges Louis François Hamel (Avranches, 1869 - Paris 15e, 1917)[15]
Références
modifier- Acte de naissance no 2456, , Paris 15e (avec mention marginale de décès), Archives de Paris
- « Le monde et la ville », sur Gallica, Le Journal, (consulté le ), p. 2
- Jean Rollot, « De l'Opéra à l'Étoile », Vedettes, no 141, (lire en ligne)
- Recensement de population, Paris 6e, Notre-Dame des Champs, , Archives de Paris
- « Viry-Châtillon. Cycliste grièvement blessé », sur Gallica, L'Indépendant de Seine-et-Oise, (consulté le ), p. 2
- Acte de décès no 4689, , Paris 14e, Archives de Paris [lire en ligne] (vue 11/31)
- « André de Jarcy », sur data.bnf.fr (consulté le )
- Recensement de population, Paris 6e, Notre-Dame des Champs, , Archives de Paris
- Acte de décès no 738, , Paris 6e, Archives de Paris [lire en ligne] (vue 15/31)
- Acte de décès no 1745, , Paris 6e, Archives de Paris [« Marthe Figus âgée de dix-neuf ans lingère domiciliée à Paris rue de Vanves 49 »
- « Théâtre Femina », sur Gallica, Comœdia, (consulté le ), p. 4
- « Théâtres & concerts », sur Gallica, Le Journal, (consulté le ), p. 6
- « Concerts et music-halls », sur Gallica, La Rampe, (consulté le ), p. 11
- G. Davin de Champclos, « Théâtres et concerts », Le Petit Bleu de Paris, , p. 3 (lire en ligne)
- « Georges Hamel, compositeur », musée Sacem [lire en ligne]
- « Marthe Figus. BnF, catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le )
- G. S., « Mlle Marthe Figus », sur Gallica, La Rampe, (consulté le ), p. 13
- « Mlle Marthe Figus du théâtre Marigny habillée par Nicole Groult », sur Gallica, Les Modes, (consulté le ), p. 19
- « Les élégances théâtrales », sur Gallica, Ève, (consulté le ), p. 5
- « Mlle Marthe Figus. Cape du soir, en hermine et taupe, par H. Valenciennes », sur Gallica, Les Modes :, (consulté le ), p. 3
- J.-L. Rouret, « A la Comédie-Marigny "Chanson d'amour" », sur Gallica, Comœdia illustré, (consulté le ), p. 409
- Florian Bruyas, Histoire de l'opérette en France, 1855-1965, Lyon, E. Vitte, (lire en ligne), p. 439
- Auguste Nardy, « Au Concert Mayol », sur Gallica, La Herse, (consulté le ), p. 15
- Jane Catulle-Mendès, « Les premières », sur Gallica, La Presse, (consulté le ), p. 2
- « Paris - Cimetière du Montparnasse - #135344 (Marthe Figus et André Jomain) », sur Geneanet (consulté le )
- [Recueil factice de documents concernant les revues de la Gaîté Rochechouart, 1918] (lire en ligne)
- « Figus, Marthe - Partitions », sur Gallica (consulté le )