Bruno Charles François de Garidel-Thoron

Bruno Charles François de Garidel-Thoron, né le 16 février 1807 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et mort le 16 mars 1886 (dans sa 80e année) dans la même ville, est un capitaine du Génie militaire, administrateur de l'École polytechnique, membre du comité des Fortifications, et auteur de nombreux ouvrages d'autorité sur les fortifications et revêtements militaires.

Biographie

modifier

Fils cadet du conseiller au parlement de Provence Bruno Amable Pierre de Garidel-Thoron (1753-1828), seigneur de Villemus, et frère de Léon Auguste de Garidel-Thoron, président de l'Académie d'Aix[1] (1848-1852), Bruno de Garidel-Thoron, dit le vicomte de Garidel-Thoron[2],[3], est né à Aix-en-Provence le 16 février 1807 et y est décédé le 16 mars 1886.

Comme cadet de famille, il partit tout enfant à l'École militaire de la Flèche où il séjourna sept ans sans revenir à la maison paternelle. Il fait son entrée à l’École polytechnique (France) en 1823, à l'âge de seulement 16 ans, passe à la première division en 1824, le 12e d’une liste de 94 élèves, puis fit l’École d'application de l'artillerie et du génie de Metz (avec le numéro 2, Louis Juchault de Lamoricière ayant le numéro 1, sur une liste de 26 élèves) d'où il sortit dans le Génie militaire en 1826[4],[5],[6].

Bruno de Garidel-Thoron épousa à Paris le 2 janvier 1835 Mathilde de Crousaz-Crétet (1813-1876), fille d’Henry de Crousaz-Crétet (1773-1861), 2e comte de Champmol, 1er baron de Crousaz-Crétet, officier puis contrôleur général de la Banque de France, chevalier de la Légion d’honneur et d’Emilie Bréheret de Courcilly[7]. De cette union naîtront quatre enfants dont Joachim de Garidel-Thoron, président de la Société d'agriculture de l'Allier durant quasiment 64 ans et censeur de la Banque de France.

Carrière

modifier

Par la suite, Bruno de Garidel-Thoron devient capitaine au corps royal du génie militaire et Aide de Camps du General Prevost de Vernois. Il est membre du Comité des fortifications. Il prend part au siège d’Alger comme officier de l’État-Major du maréchal de Bourmont. À son retour en France, il fut appelé à l’État-Major de Paris jusqu’en 1840, date de sa démission.

Peu après, le général de Rostolan , directeur de l’Ecole Polytechnique, l’appelait auprès de lui et confiait à Bruno de Garidel-Thoron les fonctions d'administrateur[8] de cette école de 1846 a 1848.

Contributions au monde des fortifications et revêtements militaires

modifier

En tant que membre du comité des fortifications, Bruno de Garidel eut une influence importante dans le domaine des fortifications et revêtements militaires et ce à travers diverses publications très spécialisées, dont notamment:

  • Tables des poussées des voûtes en plein cintre calculees par M. de Garidel (1837)[9],[10]
  • Études sur le défilement des tranchées en projection et sur le défilement des ouvrages de fortification, (lire en ligne)
  • Essai sur l'équilibre des demi-fluides à frottement et application à la stabilité des revêtemens, particulièrement des revêtemens militaires, (lire en ligne)[11]
  • Explications sur le mémoire intitulé "Essai sur l'équilibre des demi-fluides à frottement (1841)[12]
  • Mémoire sur le calcul des voûtes en berceau (1848)[13]

Ces nombreuses contributions scientifiques et mathématiques feront de lui un membre de la 33e session du congrès scientifique de France, rattaché au département de l'Allier[14]. Ce congrès se déroula à Aix en décembre 1866.

Décorations

modifier

Bruno de Garidel-Thoron sera fait chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur par décret du 22 avril 1841 puis deviendra titulaire de la Médaille militaire[15].

Notes et références

modifier
  1. « HISTOIRE CREATION », sur www.academiedaix.org (consulté le )
  2. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, 1903-1929 (lire en ligne)
  3. Nic-Jules-Henri Gourdon de Genouillac, Nobiliaire du Département des Bouches-du-Rhône: histoire, généalogies, (lire en ligne)
  4. C. P. Marielle, Répertoire de l'École impériale polytechnique: ou, Renseignements sur les élèves qui ont fait partie de l'institution depuis l'époque de sa création en 1794 jusqu'en 1853 inclusivement, avec plusieurs tableaux et résumés statistiques, suivi de la liste des élèves admis en 1854 et de l'indication des mutations survenues dans l'intérieur de l'école jusqu'au 25 septembre 1855, Mallet-Bachelier, (lire en ligne)
  5. Ambroise Fourcy, Histoire de l'École polytechnique, Chez l'auteur, (lire en ligne)
  6. Site de la bibliothèque de l'École Polytechnique, fiche matricule en rubrique Famille polytechnicienne.
  7. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, 1903-1929 (lire en ligne)
  8. Almanach royal et national: 1846, (lire en ligne)
  9. De Auteur du texte Garidel, Tables des poussées des voûtes en plein ceintre / calculées par les soins de M. de Garidel,..., 1837-1842 (lire en ligne)
  10. De Garidel, Tables des poussées des voûtes en plein ceintre, Bachelier, (lire en ligne)
  11. De Garidel, Essai sur l'équilibre des demi-fluides à frottement et application à la stabilité des revêtemens, particulièrement des revêtemens militaires, Bachelier, (lire en ligne)
  12. De Garidel, Explications sur le mémoire intitulé "Essai sur l'équilibre des demi-fluides à frottement", Bachelier, (lire en ligne)
  13. *Recueil de memoires, experiences, observations et procedes generaux propres a perfectionner les fortifications et les constructions civiles et militaires: 1, A. Leroux, (lire en ligne)
  14. Mémoires et procès-verbaux, (lire en ligne)
  15. « Cote LH//1073/57 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes

modifier